MOBILISATION CONTRE LA MISE EN PLACE DES GHT (GROUPEMENT HOSPITALIER DE TERRITOIRE)

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Avignon, le 20 Juin 2016,

La loi de modernisation de notre système de santé adoptée par le 49/3 en 2015 prévoit la mise en œuvre des GHT au 1er juillet 2016.

Ne nous y trompons pas ! Cette loi arrive dans un contexte politique d’austérité et a pour objectif de supprimer 22 000 postes et de fermer 16 000 lits d’hospitalisation.

Malgré les belles promesses de la direction du centre hospitalier d’Avignon sur l’amélioration de la qualité des soins rendu aux usagers, avec moins de personnel et de moyen comment cela est-il possible ?

Les contours du GHT du Vaucluse sont désormais connus. Il sera composé de 11 établissements : Avignon, Cavaillon, Orange, Carpentras, Vaison la romaine, Bollène, Valréas, Apt, Sault, Gordes, Isle sur la sorgue.

L’établissement support sera l’Hôpital d’Avignon.

La CGT et FO continue de réclamer l’arrêt de la mise en place des GHT qui constituent la casse de notre service public de santé.

Nous exigeons de vraies réformes en faveur du service public et de ses usagers.

LES REGROUPEMENTS AURONT POUR CONSEQUENCES…

La fermeture de nombreux services avec des fermetures de lits (environ 50 sur l’hôpital d’Avignon) et suppression de personnels (140 sur Avignon),
Un éloignement des lieux de soins,
Une réorganisation du sanitaire vers le médico-social,
Une concentration des pouvoirs et des lieux de décisions,
De la mobilité forcée pour certains agents,
Une diminution de la démocratie sanitaire et de l’expression collective,
La mutualisation des personnels médicaux au sein du GHT,
La perte d’autonomie des établissements dépendant de l’établissement qui dirigera le GHT,
Le risque de transfert d’activité vers le privé lucratif
ETC…

APPEL A RASSEMBLEMENT LE 23 JUIN 2016 A 10H

DEVANT LE CONSEIL DE SURVEILLANCE POUR INFLUER SUR LES CHOIX DELETAIRES QUI SONT FAIT

MOTION POUR LE RETRAIT DE LA LOI SANTE ET L’ARRET DE LA MISE EN OEUVRE DES GHT

Notre système de santé, tant envié par nombre de salariés du monde, subit depuis ces dernières années une dégradation sans précédent. Nous sommes passés d’un financement des besoins de santé à une restriction des budgets pour réduire les déficits puis à la tarification à l’acte interdisant ainsi toute projection pour une réelle réponse aux besoins de toute la population.

Avec la nouvelle loi Santé et son Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) applicable au 17 juillet 2016, la France risque d’être placée comme pour l’éducation nationale au dernier rang des pays dits riches sur l’offre de soins.

La loi HPST de 2007 (Hôpital Patient Santé Territoire ou « loi Bachelot ») a transformé l’hôpital public en entreprise financière avec tous ses inconvénients. Depuis les soins sont tarifés.

La rentabilité des hôpitaux est devenue un enjeu majeur de société.

La loi de modernisation de notre système de santé (ou « loi Touraine ») est la deuxième pierre de la casse du service public de santé. D’ici 2017, devront être mis en place des Groupements Hospitaliers de Territoire, permettant ainsi la suppression de 22 000 postes (140 à Avignon) et la fermeture de 16 000 lits d’hospitalisation (une cinquantaine au CH Avignon) partout en France.

Deux systèmes s’opposent: Une gestion économique qui supprime des agents et ferme des lits et une qualité de soins qui doit être toujours plus rigoureuse auprès des patients.

Chaque année les hôpitaux connaissent des augmentations d’activité importantes en parallèle de suppressions de postes.

Il est imposé aux soignants de faire de plus en plus de qualité avec de moins en moins de matériel et d’effectif. Les termes de rentabilité et de productivité sont au cœur de nos professions.

Les conditions de travail sont de plus en plus dégradées, ce qui impacte automatiquement la qualité des services rendus aux publics.

La durée moyenne de séjour doit diminuer coûte que coûte pour assurer suffisamment de rentrée d’argent parfois, au détriment de la qualité de prise en charge.

Les Urgences sont constamment surchargées. Dans les services de soins, un patient qui reste hospitalisé pour surveillance clinique ou post opératoire rapporte moins d’argent qu’un patient entrant qui a besoin d’examen ou de chirurgie. Les patients sortent prématurément et les soins de surveillance sont confiés soit à la famille soit à des professionnels libéraux qui, au moindre doute, adressent les patients aux urgences. C’est un cercle sans fin.

La télémédecine, soit disant à la pointe du progrès, dénature nos professions et la proximité avec les patients. Quid de la relation soignant/soigné si chère aux instituts de formation et aux facultés de médecine. Qui soigne qui ?

Dans les domaines des laboratoires, des services techniques, logistiques etc… les mutualisations vont remettre en cause la capacité des hôpitaux de proximité à être autonomes et dans les hôpitaux support le risque de privatisation de ces services grandit.

La menace de délégation de service public vers le privé lucratif prend de l’ampleur. Voulons-nous d’un hôpital que pour les riches ?

En plus de la difficulté de la médecine libérale, nous craignons qu’à terme les hôpitaux de proximité soient dépourvus de toute activité absorbée par les hôpitaux support voire les CHU et que la population ne puisse plus se soigner.

Pour la CGT et FO les domaines de la santé, de la prévention et de l’action sociale devraient être une priorité gouvernementale, un bien public et non une marchandise.

Face à cette situation, la CGT et FO vous demandent de vous prononcer contre ces GHT et de bâtir ensemble notre système de santé d’avenir.

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Tous.Dans.La.Rue.Avec.LA.CGT

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