Journée d’action du 29 novembre 2016

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carreAvignon, le 24 Novembre 2016

CAMARADES, SALARIE-ES ET OPPRIME-ES DE L’HOPITAL PUBLIC

Le mardi 29 Novembre sera une journée d’action à l’appel des fédérations CGT, FSU et Solidaires à l’occasion de l’anniversaire des 70 ans du statut des fonctions publiques (Etat, territoriaux, Hospitalier).

Les revendications sur la nécessité d’augmenter les salaires, de moderniser nos statuts, de supprimer la précarité de l’emploi, la formation, d’embaucher pour assurer l’amélioration de nos conditions de travail, d’améliorer la qualité de soins et d’exercice sont autant de motif qui ont conduit la CGT du centre hospitalier d’Avignon de relayer cet appel.

Au vu du nombre de grévistes pour l’action du 8 novembre, nous proposons de constituer ce jour-là « le mur de la colère » d’autant que se tiendra un énième CTE où seront abordées de nouvelles restructurations de service.

Sur ce mur, les salarié-es pourront exprimer leur colère, leurs exigences !!!!

Des banderoles seront installées devant les vestiaires, un café gourmand solidaire et revendicatif sera offert.

mur

CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande tailleTous.Dans.La.Rue.Avec.LA.CGT

LA DIRECTION SE MOQUE DU DIALOGUE SOCIAL, SE MOQUE DES AGENTS !!!!

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carre

Ce jeudi 10 Novembre devait se tenir un  Comité Technique d’Etablissement concernant :

  • La restructuration des services de la tour B

  • L’extension du court séjour gériatrique

Les organisations syndicales CGT, FO et CFDT ont reçu une note de service le mardi 8 novembre, signée du directeur, qui valide ces  restructurations.

Nous ne pouvons plus tolérer ce déni de démocratie et la remise en cause permanente du dialogue social.

Le CTE, même s’il n’est que consultatif, est la dernière instance où les personnels ont le droit d’expression via leurs représentants élus.

La CGT, FO et la CFDT vont saisir l’inspection du travail et demander un rendez-vous en urgence auprès de l’ARS à Marseille pour parler de la situation de plus en plus alarmante de l’hôpital d’Avignon.

Nous espérons que cette situation ne perdurera pas.

Un dialogue social de qualité est l’assurance d’un hôpital serein qui prend en compte les considérations et avis des agents. Nos conditions de travail et notre bien-être à l’hôpital en découlent.

CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande taille

Mobilisation réussie le 8 novembre 2016

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carre

Ce 8 novembre, le rassemblement au C.H. AVIGNON suivi d’une opération escargot en direction du C.H. MONTFAVET, à l’appel de l’intersyndicale,  a été une réussite.

Merci à tous les camarades de la santé, de l’action sociale, ainsi que ceux venus de l’interpro. Certain(e)s ont fait de la route pour se rassembler ainsi à Avignon.

TOUS ENSEMBLES, MOBILISONS NOUS POUR FAIRE EVOLUER FAVORABLEMENT LE P.L.F.S.S.

wp_20161108_10_15_25_prowp_20161108_10_16_18_prowp_20161108_10_07_48_prowp_20161108_10_13_17_prowp_20161108_10_06_12_pro wp_20161108_09_58_23_pro wp_20161108_09_57_05_pro wp_20161108_09_56_46_pro wp_20161108_09_26_34_pro wp_20161108_09_13_23_prowp_20161108_10_06_12_pro wp_20161108_09_58_23_pro

Prise de parole 08.11.2016

CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande taille

Mobilisation du 8 novembre 2016

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carre
La CGT du Centre Hospitalier d’Avignon organise un rassemblement le 8 novembre 2016 à 9h devant le centre hospitalier d’avignon pour dénoncer le projet de loi de financement de la sécurité sociale et la mise en place des groupements hospitaliers de territoire dans le vaucluse qui engendrent des conditions de travail désastreuses pour le personnel.

Le personnel et les usagers sont appelés à participer à ce mouvement.

Le syndicat CGT de Montfavet se joint à nous ce 8 novembre à 9h et les syndicats CGT du Vaucluse appellent à l’action devant le Centre Hospitalier d’Avignon.

Soyons nombreuses et nombreux à exiger une autre politique de santé qui réponde aux besoins, pas aux injonctions d’austérité.

 

CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande tailleTous.Dans.La.Rue.Avec.LA.CGT

 

CONDITIONS DE TRAVAIL : OU EST NOTRE LIMITE ?

  • Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carreLes décisions politiques d’économies dans le domaine de la santé entrainent des conditions de travail de plus en plus désastreuses pour des personnels de plus en plus épuisé-e-s.
    De l’épuisement professionnel à l’effondrement professionnel, il y a qu’un pas.
    Les récents suicides dans nos professions démontrent  dramatiquement le mal être que certains pensent insurmontable. Il est hors de question de faire de ces suicides un exemple où une
    récupération malvenue mais plutôt, par respect pour ces professionnel-le-s et leur famille, le point de départ d’une réflexion profonde sur nos conditions de travail.
    Pour la CGT, cette analyse doit être collective. Ensemble, directeurs, encadrants, médecins, soignants, techniques, administratifs nous devons lutter contre le fatalisme individuel ou catégoriel
    et penser et vouloir l’hôpital de demain.
    Aujourd’hui nos conditions de travail ce sont :

    – Des journées de travail intenses avec des effectifs réduits,
    – Des Comptes-épargne temps qui explosent : une charge de travail accrue et le volume d’heures supplémentaires qui va avec, un nombre croissant de congés ou de récupération non pris, les retours sur repos, les appels au domicile…
    – L’impossibilité de respecter un week-end sur 2 de repos règlementaire par manque d’effectifs,
    – Des salaires déconnectés de la reconnaissance de nos qualifications, des actes que nous prodiguons et des risques qu’ils induisent,
    – L’appauvrissement des plages de réflexion collectives sur le contenu professionnel qui veut nous orienter vers une conception  productiviste et marchande du «prendre soin»,
    – La complexité du travail augmentée avec la polyvalence qui risque d’être accrue avec la mise en place des GHT, la suppléance et les glissements de tâches,
    – De plus en plus de difficultés de concilier vie professionnelle /vie personnelle,
    – La pression temporelle avec des horaires atypiques, le travail de nuit, en 3/8 ou 2/12, en 5/8.
    – Le travail en 12 heures imposé pour faire des économies de personnel,
    – Le sentiment de ne pas avoir assez de temps pour faire son travail,
    – Une perte d’autonomie et des marges de manœuvres réduites, des procédures qui se suivent et qui peuvent aller à l’encontre d’un travail efficace, au plus près du travail réel,
    – Des fusions, des mutualisations qui sont rarement travaillées en amont avec les personnels concernés les laissent dans une incertitude, voire une angoisse de leur devenir professionnel,

Tout ceci favorise l’augmentation des conflits de valeur qui est une dimension très importante dans notre secteur, avec le sentiment de mal faire son travail. Le travail empêché tant quantitatif que qualitatif est la cause principale de découragement des personnels.

Nous devons remettre la notion de qualité des soins et de la
satisfaction du travail bien fait au cœur de nos professions !

 

Propositions immédiates locales
  •  Arrêt immédiat du CREF (suppression de 130
    postes) dans notre hôpital,
  •  Augmentation de la masse salariale à hauteur de
    la moyenne nationale (62% à Avignon, 66%
    national) cela représente 250 postes,
  •  Titularisation de tous les emplois précaires,
  •  Arrêt de la prolifération des 12h dans un but
    d’économies de personnels,
  •  Respect de la règlementation sur les repos du
    dimanche,
  •  Renforcement des pools de remplacement,
  •  Création de pool court et long pour réduire les
    frais de remplacements,
  •  Ouverture pérennisée de l’unité saisonnière de
    gériatrie.
Propositions à moyen et long terme locales
  • Une réflexion pluridisciplinaire sur la qualité des soins,
  • Mise en place d’analyse de pratiques,
    professionnelles dans tous les services,
  •  Une vraie réflexion sur le temps et les
    organisations de travail dans le respect de la
    règlementation,
  •  Une réflexion sur les temps de relève qui sont
    mis à mal dans les services,
  •  Agrandissement de la crèche et augmentation du
    nombre de places pour les personnels,
  •  La signature d’un protocole d’accord local sur
    l’égalité professionnelle femme/homme,
  •  La prise en considération des risques psycho-
    sociaux.
Propositions à moyen et long terme nationales
  •  La reconnaissance de la pénibilité,
  •  Supprimer la taxe sur les salaires qui permettrait de créer 75 000 emplois dans les hôpitaux publics sans toucher aux « grands équilibres »,
  •  Abrogation des ordres professionnels,
  •  Abrogation des lois HPST et santé,
  •  Une réflexion sur l’offre de soins faite à la population,
  •  La récupération des spécialités lucratives par le public.

Nous ne voulons plus de félicitations ou de condoléances, nous voulons du concret, et cela passe par la création d’emplois.

L’ensemble des personnels hospitaliers est en souffrance

La satisfaction des revendications ne peut passer que par des luttes convergentes pour exiger du gouvernement qu’il prenne en compte la dégradation de notre système de santé qui est douloureusement vécue, tant par les professionnels que par la population.
Ce sont ces exigences que la CGT portera le 8 novembre 2016 par la grève et la manifestation partout en France pour dire qu’une autre politique de santé et d’action sociale est possible.

Appel à rassemblement des personnels 9h devant le
Centre Hospitalier d’Avignon
A 11h : Opération escargot jusqu’au CH Montfavet pour un pique-nique de lutte

 

Tous.Dans.La.Rue.Avec.LA.CGT CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande taille

MEDECINS HOSPITALIERS : QUELLE ATTRACTIVITE POUR L’HÔPITAL PUBLIC ?

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carre

Les décisions ministérielles d’économies dans le domaine de la santé entrainent des conditions de travail de plus en plus désastreuses pour des médecins de plus en plus épuisé-e-s.

Comment alors rester attractif et répondre aux besoins de recrutements dans les hôpitaux ?

La crise de recrutement des médecins dans un nombre croissant de spécialités, couplée à des prévisions de départ en retraite massifs, font craindre le pire dans les hôpitaux publics.

En effet, aujourd’hui l’accès aux soins devient de plus en plus difficile pour de nombreux patients avec la disparition de certaines activités, en particulier dans les hôpitaux de proximité, du fait de l’incapacité des établissements à recruter faute de médecins disponibles et/ou souhaitant y exercer.

Des services essentiels qu’il est inenvisageable de fermer, comme les urgences, n’ont pu assurer ces derniers mois la continuité du service public qu’au prix de « bricolages » qui ne pourront pas durer très longtemps.

Le pire est à craindre dès cet hiver, sans parler de l’été prochain.

Face à cette situation, la colère est grande chez les praticiens du fait de l’incurie des pouvoirs publics, dont le seul objectif est l’équilibre des comptes de la sécurité sociale au mépris de la réponse aux besoins des populations.

Des mesures immédiates, à moyen et à long terme sont nécessaires. Elles ne peuvent pas être limitées à l’aménagement du temps de travail. La CGT a avancé des propositions depuis des années. Plusieurs rapports récents, dont le rapport Le Menn, ont insisté sur l’urgence de la situation et ont proposé des solutions dont certaines peuvent être mises en œuvre immédiatement.

Encore faudrait-il une volonté politique de la Ministre de la santé pour bousculer certains lobbies et le déblocage de moyens supplémentaires alors qu’est imposé à l’hôpital public un plan d’économie de 3 milliards qui va aggraver la

Propositions immédiates

  • Mise en place d’un statut unique de médecin hospitalier, permettant un passage rapide du concours et une titularisation ; suppression des statuts précaires.
  • Définition claire du temps de travail des médecins en s’appuyant sur la réglementation européenne et l’accord signé avec les urgentistes qui peut être étendu à d’autres spécialités, notamment celles à forte contrainte en termes de permanences des soins. Pour les autres services, le temps de travail doit être mesurable et encadré, pour permettre une visibilité sur les besoins en effectifs médicaux.
  • Reconnaissance et valorisation des activités non cliniques
  • Reconnaissance et compensation de toutes les formes de pénibilité
  • Reconnaissance des heures supplémentaires payées et récupérées au choix du praticien.
  • Identification des postes prioritaires par les ARS avec mise en place de programmes de recrutement pour renforcer et compléter les équipes médicales en difficulté.
  • Démocratisation de la vie hospitalière avec droit de veto des équipes sur la nomination des chefs de service et des chefs de pôle.
  • Protection fonctionnelle des praticiens en situation de conflit ou de harcèlement.

    Propositions à moyen terme

    • Définition des besoins régionaux en nombre de postes par les ARS et contractualisation avec les facultés de médecine sur la répartition des internes par spécialité avec un plan pluri-annuel pour pourvoir les postes vacants.
    • Mise en place de structures de médecine ambulatoire, en lien avec les hôpitaux, pour permettre un accès au soin gradué et adapté des patients, évitant un recours par défaut et inadapté à l’hôpital, notamment aux urgences.
    • Réforme du mode de choix et de formation permettant un changement de spécialité en cours de carrière.

      Propositions à long terme

      • Suppression du numerus clausus.
      • Formation d’un plus grand nombre de généralistes.
      • Régulation de l’installation des médecins.
      • Modification du mode d’exercice et de rémunération permettant un exercice mixte ville/hôpital sous un mode salarié ou de rémunération forfaitisé (donc suppression de la rémunération à l’acte et de la T2A à l’hôpital).
      • Démocratisation du système tant au niveau des ARS et des structures hospitalières avec mise en place de structures élues ayant un pouvoir décisionnel et un droit de veto.

L’ensemble des personnels hospitaliers est actuellement en souffrance, comme le montre dramatiquement la multiplication des suicides. La satisfaction des revendications catégorielles ne peut passer que par des luttes convergentes pour exiger du gouvernement qu’il prenne en compte la dégradation de notre système de santé qui est douloureusement vécue, tant par les professionnels que par la population.

Ce sont ces exigences que la CGT portera le 8 novembre 2016 par la grève et la manifestation partout en France pour dire qu’une autre politique de santé et d’action sociale est possible.

Appel à rassemblement des personnels 9h devant le

Centre Hospitalier d’Avignon

A 11h : Opération escargot jusqu’au CH Montfavet pour un pique-nique de lutte

Tous.Dans.La.Rue.Avec.LA.CGT

IL Y A URGENCE POUR LES SERVICES D’URGENCES

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carre

Le service des urgences du Centre Hospitalier d’Avignon a connu récemment une crise sans précédent. Treize médecins urgentistes ont choisi de remettre leur démission en signe de protestation face à des problèmes de gouvernance accentués par des conditions d’exercice déplorables.
Pour la CGT, cette crise était largement prévisible et nous dénonçons la situation depuis longtemps.
Depuis plusieurs années, les services d’urgences souffrent de l’absence de mesures des pouvoirs publics et du désengagement de la médecine de ville dans la permanence des soins.
Les urgences restent le dernier recours pour une grande partie de la population.
L’absence de renfort en personnel médical lié à l’augmentation de l’activité (+6 % par an) conduit inexorablement à des tensions.
Ces démissions en sont la preuve et la CGT s’inquiète que cela se reproduise.
La gouvernance du Centre Hospitalier d’Avignon n’a eu d’autre choix que de céder aux demandes des médecins démissionnaires afin de maintenir l’activité aux Urgences d’Avignon et de préserver le service public.
Mais pour combien de temps?
Sans renfort en personnel dans les hôpitaux et sans politique de développement de la médecine de ville avec une possibilité d’accès aux soins pérennisée, la situation des urgences et notamment celle de l’hôpital d’Avignon continuera de se dégrader aux détriments de la population.
La CGT du centre hospitalier d’Avignon se félicite de cette sortie de crise mais maintient son inquiétude face à la politique de l’autruche prônée par les pouvoirs publics sur les questions de financement, d’offre et d’organisation des soins.

 

CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande taille

PLUS D’ARGENT POUR LA SÉCU, PLUS D’ARGENT POUR LES HOPITAUX

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carre

Loi santé, Loi de financement de la sécu : ne laissons pas la destruction de la santé et de l’action sociale se poursuivre.

 

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2017 (PLFSS 2017) est présenté au parlement jusqu’au 20 novembre 2016.

 Le compte n’y est pas et ce sont à nouveau des moyens qui vont être enlevés au financement de la Santé et de l’Action Sociale en France.

 La logique d’austérité budgétaire se poursuit et ce sont les agents hospitaliers, les professionnels de santé et d’action sociale qui paient le prix fort de dégradation des conditions de travail, de diminution d’effectifs et d’impossibilité de fournir des conditions normales de prise en charge aux patients et aux usagers.

 Le gouvernement prévoit d’augmenter beaucoup plus l’enveloppe budgétaire des soins de ville libéraux que celle accordée à l’hôpital public.

 Deux points d’augmentation de l’Objectif National de Dépenses de l’Assurance Maladie (ONDAM) n’est pas suffisant pour maintenir l’augmentation naturelle des salaires (grades, échelons) et l’effectif actuel d’agent hospitalier alors que l’activité croît.

Il faudrait un ONDAM au moins à 5 % pour rattraper le gel des salaires et absorber les nécessaires embauches pour faire fonctionner nos établissements.

 Des solutions simples existent pour financer immédiatement les hôpitaux sans toucher aux « grands équilibres » du budget de l’Etat :

 – suppression de la taxe sur les salaires (13,6 % du montant des salaires, comme pour les cliniques et les entreprises privées), (les salaires représentent 66 % du budget des établissements publics de santé).

Cela permettrait de créer 75 000 emplois dans les hôpitaux publics

– récupération de la TVA pour les investissements (comme pour les cliniques et toutes les entreprises privées), 20 % sur tous les investissements (taux de TVA).

Cela permettrait une modernisation sans précédent des hôpitaux sans pour autant augmenter la dette de ceux-ci.

Nous demandons un plan d’urgence de sauvegarde des hôpitaux, l’effacement de la dette et un grand plan de sortie de tous les emprunts toxiques à coût 0 pour tous les hôpitaux concernés.

 Faire croire à l’équilibre des comptes de la Sécu alors que le déficit est reporté sur les établissements relève du mensonge éhonté. Nous exigeons une vraie prise en compte des besoins de Santé et d’Action sociale de la population et les moyens afin de mener à bien nos missions de service public.

Nous demandons le retrait immédiat du projet de loi de la mesure visant à ponctionner 300 millions d’euros à l’ANFH (Art 3 et 53 du PLFSS), ce qui portera grandement atteinte aux plans de formation et réduira considérablement les départs en promotion professionnelle. Cette mesure vise à faire financer par l’argent des personnels le trou de la Sécurité sociale !

 Des soins de qualité, de proximité, accessibles sont un bien commun que nous devons protéger et développer. Nous faisons nôtre les paroles d’Ambroise Croizat (Membre du Conseil National de la Résistance) à la création de la Sécu en 1945 : « chacun cotise en fonction de ses moyens et en bénéficie en  fonction de ses besoins ».

 Chacun doit avoir accès aux soins partout sur le territoire, dans un service public de santé, sans sélection par l’argent et par le lieu de résidence.

POUR UN GRAND SERVICE PUBLIC DE QUALITE LA CGT EXIGE :

  • Abrogation de la Loi HPST ;
  • Abrogation de la Loi santé ;
  • Abandon de la «territorialisation» de l’offre de soins, des GHT et des restructurations ;
  • Arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes ;
  • Fin des enveloppes limitatives et abandon du plan ONDAM triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux;
  • L’octroi des moyens budgétaires pour permettre aux établissements sanitaires, médico-sociaux et sociaux d’assurer leur mission de service public, d’investir, d’embaucher et de titulariser nos collègues contractuels ;
  • Abrogation des ordres professionnels ;
  • Ouverture de vraies négociations sur les carrières et les grilles indiciaires ;
  • Un plan ambitieux de formation initiale et continue ;
  • La préservation et le développement d’un service public républicain de Santé et d’action sociale sur l’ensemble du territoire garant d’une réelle égalité d’accès aux soins ;
  • Non au hold-up sur les fonds de Formation financés par le salaire différé (150 millions en 2016 et 150 millions en 2017, qui constituent les fonds de réserve de l’ANFH). Nous demandons le retrait immédiat des articles 3 et 53 du projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2017 ;
  • la titularisation et la résorption des emplois précaires ;
  • L’amélioration des conditions de travail et de vie, le respect des droits et libertés ;
  • Un régime de retraite prenant en compte nos spécificités ;
  • La défense et maintien des avantages acquis statutaires, conventionnels et locaux, etc…

Ce sont ces exigences que la CGT portera le 8 novembre 2016 par la grève et la manifestation partout en France pour dire qu’une autre politique de santé et d’action sociale est possible.

 

Appel à rassemblement des personnels 9h devant le Centre Hospitalier d’Avignon

A 11h : Opération escargot jusqu’au CH Montfavet pour un pique-nique de lutte

 

 

Télécharger le tract national

Télécharger le tract local

 

CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande tailleTous.Dans.La.Rue.Avec.LA.CGT

GIPA 2016

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carre

La CGT Fonction publique vous met à disposition un calculateur de la GIPA qui sera perçue en 2016. Cet outil vous permet de savoir si vous y avez droit et combien chacun aurait dû toucher réellement pour compenser la perte de pouvoir d’achat.

Qu’est ce que la G.I.P.A ??

Certains agents vont percevoir, en 2016, un supplément de salaire appelé G.I.P.A ou Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat.

Le principe est le suivant : Si le traitement indiciaire brut a évolué moins vite que l’inflation, une indemnité d’un montant brut équivalent à la perte du pouvoir d’achat ainsi constatée est versée aux agents

En fait cela concerne principalement les agents qui n’ont pas eu d’avancement d’échelon pendant la période de référence ( définie plus loin)

Qui est pris en compte ?
  • tout fonctionnaire rémunéré pendant au moins 3 ans sur la période de référence

  • tout contractuel employé de manière continue sur cette période de référence

La mise en œuvre de la G.I.P.A. est du ressort des services gestionnaires qui s’appuient sur les données détenues dans le Système d’Information des Ressources Humaines (SIRH)

Quel en est le montant ?
  • I l est différent pour chaque agent bénéficiaire puisque ce sont des situations individuelles différentes.

Sont joints le décret comportant les règles de la GIPA 2016 et l’arrêté 2016, ainsi que le décret de 2008 pour rappel.. A signaler que l’exclusion en 2010 des contractuels et des agents n’étant pas à l’indice terminal de leur grade n’est pas reconduite depuis 2011.

Commentaire CGT C’est une mesure en trompe l’œil. Car si au premier abord on pourrait penser que le gouvernement s’inquiète réellement du rattrapage de la perte du pouvoir d’achat, dans les faits ce calcul prend en compte la prise d’échelons, qui est une reconnaissance de l’ancienneté . Le seul moyen d’ajuster les salaires à l’évolution de l’inflation réside dans la revalorisation de la valeur du point d’indice …et là le compte n’y est pas puisque nous allons subir un énième blocage de la valeur du point !

 

NB: LES CALCULATEURS FOURNISSENT UN RESULTAT QUI EST FONCTION DES DONNEES QUI SONT SAISIES ET SOUS RESERVE DES POSSIBLES EVOLUTIONS A VENIR DU MODE DE CALCUL.
Télécharger le Calculateur GIPA 2016 de la DGAFP

 
CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande taille

Renoncements et compromissions

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carre

Avignon, le 15 juillet 2016

Renoncements et compromissions

 

L’actualité de ce printemps a été chargée : la « loi travail », la mise en place des GHT, les nouvelles réductions d’effectifs et des fermetures de services au CH Avignon.

Dans un temps où la CGT maintient ses propositions et une ligne claire, certains sont beaucoup plus ambigus.

Si la CGT s’est opposée à la « loi santé » et à la mise en place des GHT, c’est par son action que le lieu de concertation avec les organisations syndicales a vu le jour sous une forme représentative. Ceux qui veulent s’en approprier la paternité étaient tétanisés lors des discussions avec le ministère et nous ont suivis.

 Cela ne nous a pas empêché de nous positionner contre ce texte au niveau national et au niveau local. Que penser d’une organisation syndicale qui soutient par son vote favorable la « loi santé » et les GHT au niveau national et fait semblant de la rejeter au niveau local…. Il en va de même pour la loi « travail ».

En même temps la CGT a travaillé pour faire entrer dans le Guide de Gestion du Temps (GTT) du CH Avignon les éléments d’égalité femme/homme pour lesquels elle a œuvré (RTT conservés pour les futures mamans, maintien de la notation pendant la période de congé maternité… tout ce qui amène sur le chemin de l’égalité professionnelle).

Nous ne pouvions pas voter ce GTT qui entérine la « mise entre parenthèse » de l’accord local 35 heures qui avait été signé par FO et la CFDT. Les horaires atypiques qui suppriment des RTT sont la porte ouverte à la suppression généralisée de ces jours de congé…. La perte de 3 jours de RTT contre lesquels nous nous sommes battus il y a 3 ans est validée par ces votes en CTE. Le renoncement et le dévoiement de ses propres choix ne sont pas la marque de fabrique de la CGT.

 Ces compromissions et renoncements laissent le champ libre à la dégradation des conditions de travail et de prise en charge des patients. La CGT négocie toujours et signe lorsque c’est utile et juste pour les agents après consultation de ses adhérents et du personnel. Nous ne ferons jamais semblant de négocier pour de toute façon approuver et accompagner.

La motivation et l’implication des agents hospitaliers en ces périodes violentes ne se dément pas. C’est de reconnaissance dont ont besoin les agents hospitaliers, pas de reculs sociaux.

Notre ligne de conduite est claire et lisible : faire avancer la cause des agents hospitaliers, maintenir et conquérir de nouveaux droits, pas nous soumettre aux choix d’austérité dictés par la direction.

 

CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande taille

LA BARBARIE AVEUGLE A ENCORE FRAPPÉ

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carre

FÉDÉRATION DE LA SANTÉ  ET DE L’ACTION SOCIALE

 

LA BARBARIE AVEUGLE A ENCORE FRAPPÉ

Un nouvel acte barbare vient de faire plus de 84 morts, dont des enfants, à Nice ce 14 juillet 2016.
La Fédération Santé Action Sociale CGT pense d’abord aux  innocentes victimes qui ne faisaient que célébrer une fête  républicaine et qui ont été lâchement assassinées.
Elle présente ses condoléances les plus attristées à leurs familles,  leurs proches,  amis et populations qui ne peuvent comprendre cet acte odieux.
Elle pense aussi aux dizaines de blessé.e.s qui vont devoir affronter la lente  réparation de leurs blessures physiques et psychologiques.
Nous saluons l’ensemble des personnels des services publics et civils, parmi  lesquels les personnels hospitaliers pour leur  professionnalisme et leur  dévouement sans faille.
En première ligne de la prise en charge des personnes touchées et de leurs  familles, elles et ils sont également ébranlé.e.s dans l’exercice de leurs missions.
La Fédération Santé Action Sociale CGT condamne avec force cette
nouvelle attaque lâche et aveugle, reflétant un obscurantisme qui ignore la  démocratie et l’humanisme.
Elle poursuivra sans relâche, avec ses adhérent.e.s et militant.e.s, à défendre  toutes les libertés et militera sans relâche pour un monde démocratique et  de paix.

 
Montreuil, le 15 juillet 2016

DECLARATION LIMINAIRE AU CONSEIL DE SURVEILLANCE DU 23 JUIN 2016

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carrele 23 juin 2016

Notre système de santé, tant envié dans le monde entier, subit depuis ces dernières années une dégradation sans précédent. Nous sommes passés d’un financement des besoins de santé à une restriction des budgets pour réduire les déficits par la tarification à l’acte interdisant ainsi toute projection pour une réelle réponse aux besoins de toute la population.

Notre organisation syndicale a déjà eu l’occasion d’exprimer son point de vue et son opposition au Groupement Hospitalier du Territoire lors du CTE du 16 juin 2016.

Nous souhaitons devant nous toutes et tous, membres de ce conseil de surveillance réitérer et motiver notre opposition.

La création du Groupement Hospitalier du Territoire du Vaucluse constituée pour l’heure des 11 établissements publics peut paraître anodine et il en va de même pour la convention constitutive du GHT qui nous est proposée au vote ce jour où tout est possible le meilleur comme le pire, selon comme on s’en sert, selon comme on l’encadre avec le règlement intérieur dont on n’a toujours pas à ce jour l’ombre du projet. Ce que nous savons, c’est que ce règlement intérieur va laisser libre la future mutualisation des personnels non médicaux que nous rejetons. Il y avait là matière à faire montre que la mise en place d’une GHT marque la volonté de mieux faire mais nous voyons nos craintes confirmées ; il ne s’agit pas de mieux mais de moins faire.

Deux visions s’opposent : Une gestion économique qui supprime des agents et ferme des lits sous couvert d’un parcours de soin discutable et une qualité de soins qui doit être toujours plus rigoureuse auprès et à proximité des lieux de vie des patients et de la population.

Chaque année les hôpitaux connaissent des augmentations d’activité importantes en parallèle de suppressions de postes.

Il est imposé aux soignants de faire de plus en plus de qualité avec de moins en moins de matériel et d’effectifs.

Les mots «rentabilité» et «productivité» sont au cœur de nos professions.

La volonté affichée de réduction des coûts et l’objectif affiché de 22 000 suppressions de postes (140 au CH Avignon) et la fermeture de 16 000 lits (une cinquantaine au CH Avignon) dans nos établissements justifient à eux seuls la rationalisation qui nous est proposée ce jour au vote.

De plus, faut-il rappeler que le gouvernement, la ministre de la Santé n’a pas écouté les partenaires sociaux sur la loi santé et les GHT qui doivent être mis en place au 1er juillet 2016.

Au-delà du fait que les représentants des salariés, des usagers n’ont pas été entendus en amont, c’est le contexte, la situation dans lequel se trouve aujourd’hui notre système de santé qui nous font dire que les GHT sont un moyen de faire supporter l’essentiel des économies de la LFSS sur les hôpitaux sans qu’à aucun moment ne soit remis à plat tout notre système de santé à bout de souffle. Un ONDAM à 1,75% et le plan d’économies de 50 milliards d’€ ne permettront pas à notre système de santé de survivre dans le respect de la qualité des soins que nous devons à la population,

La volonté de réduire la durée moyenne de séjour par la prise en charge en ville des patients relève du fantasme au vu de la démographie médicale libérale et du coût humain et financier de cette activité,

Oui la CGT pense qu’il faut réformer ce système. La question est de savoir comment dans quel sens et avec quel financement ?

Créer des GHT sans que ne soit rediscutée la médecine de ville et rurale, le quadrillage géographique, la présence a dû proportion des professions paramédicales qui pourraient garantir un accès à la prévention, aux soins à égalité de droit des citoyens et avec une continuité jour/nuit, fin de semaine et jour férié, ne peut que conduire à l’aggravation de la situation.

Mutualiser la misère n’a jamais fait beaucoup progresser.

Il y aura beaucoup de perdants pour peu de gagnants et pour une qualité de soins amoindrie et une réponse aux besoins de santé rabougrie.

Pas plus que nous sommes d’accord pour que les GHT voient le jour dans ce contexte, nous ne partageons pas l’idée que le Centre Hospitalier d’Avignon soit l’hôpital dit support de ce groupement hospitalier sans que les effectifs, les locaux, les compétences, ne soient adaptés à cette situation. Par exemple les urgences adultes réorganisées, nouvellement aménagées seront en dessous des nouveaux besoins d’accueil du public ou comme le PCE qui ne désemplit pas. Toujours plus avec toujours moins.

Là où on nous parle de modernisation, nous voyons la pénurie, là où on nous parle de synergie, nous voyons les mutualisations forcée des personnels, là où on nous parle de groupement, nous voyons arriver les fusions d’établissements…

Parce que nous souhaitons qu’au contraire la proximité, alliée à la qualité soit garantie, nous ne pouvons adhérer à l’idée que notre établissement, le Centre Hospitalier d’Avignon soit l’hôpital qui contribue à siphonner un certain nombre d’activité des hôpitaux de proximité sans que les moyens de les absorber ne suivent. Encore plus d’activité sans moyens supplémentaires.

Nous avons tous bien entendu au CTE de la part du directeur, que l’hôpital n’est pas là pour « faire de l’emploi ». Certes sa première fonction est de dispenser des soins mais s’il peut contribuer à créer des emplois stables et qualifiés dans un contexte de chômage et de précarité c’est un plus. Car n’oublions pas que si les salariés hospitaliers sont payés par le financement de la sécu ce sont les cotisations salariales et celles dites patronales qui financent la sécu. Au moins il y a d’emploi au moins il y a de financement de la sécu au moins il y a de budget pour l’hôpital.

Nous ne contribuerons pas à accélérer le démantèlement des hôpitaux publics et demandons que notre conseil de surveillance se prononcer contre ce projet de GHT.

Télécharger le texte : Déclaration.Liminaire-23.06.2016-09.30

CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande taille

MOBILISATION CONTRE LA MISE EN PLACE DES GHT (GROUPEMENT HOSPITALIER DE TERRITOIRE)

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carre

Avignon, le 20 Juin 2016,

La loi de modernisation de notre système de santé adoptée par le 49/3 en 2015 prévoit la mise en œuvre des GHT au 1er juillet 2016.

Ne nous y trompons pas ! Cette loi arrive dans un contexte politique d’austérité et a pour objectif de supprimer 22 000 postes et de fermer 16 000 lits d’hospitalisation.

Malgré les belles promesses de la direction du centre hospitalier d’Avignon sur l’amélioration de la qualité des soins rendu aux usagers, avec moins de personnel et de moyen comment cela est-il possible ?

Les contours du GHT du Vaucluse sont désormais connus. Il sera composé de 11 établissements : Avignon, Cavaillon, Orange, Carpentras, Vaison la romaine, Bollène, Valréas, Apt, Sault, Gordes, Isle sur la sorgue.

L’établissement support sera l’Hôpital d’Avignon.

La CGT et FO continue de réclamer l’arrêt de la mise en place des GHT qui constituent la casse de notre service public de santé.

Nous exigeons de vraies réformes en faveur du service public et de ses usagers.

LES REGROUPEMENTS AURONT POUR CONSEQUENCES…

La fermeture de nombreux services avec des fermetures de lits (environ 50 sur l’hôpital d’Avignon) et suppression de personnels (140 sur Avignon),
Un éloignement des lieux de soins,
Une réorganisation du sanitaire vers le médico-social,
Une concentration des pouvoirs et des lieux de décisions,
De la mobilité forcée pour certains agents,
Une diminution de la démocratie sanitaire et de l’expression collective,
La mutualisation des personnels médicaux au sein du GHT,
La perte d’autonomie des établissements dépendant de l’établissement qui dirigera le GHT,
Le risque de transfert d’activité vers le privé lucratif
ETC…

APPEL A RASSEMBLEMENT LE 23 JUIN 2016 A 10H

DEVANT LE CONSEIL DE SURVEILLANCE POUR INFLUER SUR LES CHOIX DELETAIRES QUI SONT FAIT

MOTION POUR LE RETRAIT DE LA LOI SANTE ET L’ARRET DE LA MISE EN OEUVRE DES GHT

Notre système de santé, tant envié par nombre de salariés du monde, subit depuis ces dernières années une dégradation sans précédent. Nous sommes passés d’un financement des besoins de santé à une restriction des budgets pour réduire les déficits puis à la tarification à l’acte interdisant ainsi toute projection pour une réelle réponse aux besoins de toute la population.

Avec la nouvelle loi Santé et son Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) applicable au 17 juillet 2016, la France risque d’être placée comme pour l’éducation nationale au dernier rang des pays dits riches sur l’offre de soins.

La loi HPST de 2007 (Hôpital Patient Santé Territoire ou « loi Bachelot ») a transformé l’hôpital public en entreprise financière avec tous ses inconvénients. Depuis les soins sont tarifés.

La rentabilité des hôpitaux est devenue un enjeu majeur de société.

La loi de modernisation de notre système de santé (ou « loi Touraine ») est la deuxième pierre de la casse du service public de santé. D’ici 2017, devront être mis en place des Groupements Hospitaliers de Territoire, permettant ainsi la suppression de 22 000 postes (140 à Avignon) et la fermeture de 16 000 lits d’hospitalisation (une cinquantaine au CH Avignon) partout en France.

Deux systèmes s’opposent: Une gestion économique qui supprime des agents et ferme des lits et une qualité de soins qui doit être toujours plus rigoureuse auprès des patients.

Chaque année les hôpitaux connaissent des augmentations d’activité importantes en parallèle de suppressions de postes.

Il est imposé aux soignants de faire de plus en plus de qualité avec de moins en moins de matériel et d’effectif. Les termes de rentabilité et de productivité sont au cœur de nos professions.

Les conditions de travail sont de plus en plus dégradées, ce qui impacte automatiquement la qualité des services rendus aux publics.

La durée moyenne de séjour doit diminuer coûte que coûte pour assurer suffisamment de rentrée d’argent parfois, au détriment de la qualité de prise en charge.

Les Urgences sont constamment surchargées. Dans les services de soins, un patient qui reste hospitalisé pour surveillance clinique ou post opératoire rapporte moins d’argent qu’un patient entrant qui a besoin d’examen ou de chirurgie. Les patients sortent prématurément et les soins de surveillance sont confiés soit à la famille soit à des professionnels libéraux qui, au moindre doute, adressent les patients aux urgences. C’est un cercle sans fin.

La télémédecine, soit disant à la pointe du progrès, dénature nos professions et la proximité avec les patients. Quid de la relation soignant/soigné si chère aux instituts de formation et aux facultés de médecine. Qui soigne qui ?

Dans les domaines des laboratoires, des services techniques, logistiques etc… les mutualisations vont remettre en cause la capacité des hôpitaux de proximité à être autonomes et dans les hôpitaux support le risque de privatisation de ces services grandit.

La menace de délégation de service public vers le privé lucratif prend de l’ampleur. Voulons-nous d’un hôpital que pour les riches ?

En plus de la difficulté de la médecine libérale, nous craignons qu’à terme les hôpitaux de proximité soient dépourvus de toute activité absorbée par les hôpitaux support voire les CHU et que la population ne puisse plus se soigner.

Pour la CGT et FO les domaines de la santé, de la prévention et de l’action sociale devraient être une priorité gouvernementale, un bien public et non une marchandise.

Face à cette situation, la CGT et FO vous demandent de vous prononcer contre ces GHT et de bâtir ensemble notre système de santé d’avenir.

CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande taille

Tous.Dans.La.Rue.Avec.LA.CGT

APPEL A LA MOBILISATION LE 14 JUIN 2016

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carre

Seule l’action permettra la victoire !

Pour nos emplois, nos conditions de travail, nos salaires et le maintien des 35 heures comme référence. Nous exigeons le développement d’une politique de Santé de haut niveau par un financement solidaire et des SERVICES PUBLICS de PROXIMITE rendus par des professionnels qualifiés, reconnus, répondant aux besoins de la Population.

Tous les établissements de Santé et d’Action Sociale sont concernés par la mise en œuvre de la LOI SANTE et notamment par son article 107 sur la création et la mise en place à marche forcée des GHT (Groupement Hospitalier de Territoire).

  • Qu’est ce que c’est ?

Le GHT c’est le moyen de faire supporter aux hôpitaux publics le plan d’austérité du gouvernement, de rationaliser les effectifs, de diminuer les couts de fonctionnement et enfin de dégrader nos conditions de travail. Cette loi génère également la mobilité. C’est cela et cela seulement. Ça n’a rien à voir avec un meilleur accès aux soins ou une harmonisation des pratiques.

  • Pourquoi faire ?

Des économies. Le GHT c’est le moyen de diminuer les remboursements de soin, c’est le moyen de faire supporter aux hôpitaux public le plan d’austérité de 3 milliards, c’est le moyen de supprimer 22 000 postes et 16 000 lits.

  • Qu’est ce que cela veut dire ?

C’est la mise en place d’un regroupement d’établissements. La Loi Santé éloigne des lieux de soins des usagers de toutes catégories : personnes âgées, femmes enceintes, enfants souffrant de troubles du comportement…. C’est une transformation du système de santé que nous connaissons tous, en tant que professionnel et en tant qu’usager.

Les Groupements Hospitaliers de Territoire et la « Loi Travail » sont liés.

Le projet de loi El Khomri dit « Loi travail » vise à la destruction pure et simple du droit du travail. Si cette loi est maintenue elle se traduirait dans notre secteur de la Santé et du Médico-Social par :

  • Licenciement en cas de baisse du chiffre d’affaire ou de transfert d’activité,

  • Les accords locaux (type temps de travail : 35h00) seraient remis en causes tous les 5 ans même à l’hôpital,

  • Les Directions pourraient baisser les salaires et/ou augmenter le temps de travail,

  • Les astreintes pourraient être compensées par des temps de repos ou par des compensations financières au choix de l’employeur,

  • Un accord d’entreprise et/ou d’établissement publics pourrait être moins favorable que le code du travail ou le statut,

  • Les congés payés pourraient être modifiés au dernier moment,

  • Les heures supplémentaires seraient moins payées et pourraient l’être en 5 fois, 3 ans plus tard,

  • La visite médicale d’embauche serait transformée en simple visite d’information.

  • Les 60 heures par semaine la règle avec des heures supplémentaires au-delà des 60 heures récupérables dans les 3 ans qui suivent…. Dire que certain-e-s veulent encore les 12 heures…… !!

Les exemples ne manquent pas, alors tous dans la lutte !

Que l’on soit syndiqué-e ou non, que l’on soit titulaire ou contractuel, nous sommes toutes et tous concerné-e-s. Les GHT et la « loi travail » sont nés dans le même laboratoire antisocial du gouvernement.

Toutes et tous ensemble : manifestation le mardi 14 juin 2016

à Avignon, Gare Centre à 10 heures.

Tous.Dans.La.Rue.Avec.LA.CGT

VICTOIRE POUR LES FEMMES DU C.H. AVIGNON !!!

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carreAvignon le 20 mai 2016

VICTOIRE POUR LES FEMMES DU C.H. AVIGNON !!!

Suites aux revendications portées par la CGT sur l’égalité professionnelle Femme/Homme, nous avons obtenu que dès cette année la période d’arrêt de travail durant le congé maternité (près de 4 mois) ne soit plus décomptée.

Les femmes titulaires ne seront plus pénalisées sur leur note par rapport à leur maternité à l’hôpital d’Avignon.

La note est gelée dès 6 mois d’absence dans l’année. C’est une des raisons pour lesquelles les femmes sont moins payées (la note compte pour le calcul de la prime d’assiduité) et avancent (la note est un des critères pris en compte pour l’avancement d’échelon) moins vite qu’un homme dans la fonction publique.

Les négociations se poursuivent, nous vous tiendrons informés et vous appellerons si nécessaire à vous mobiliser.

 

CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande taille

Une force à vos côtés