Journée d’action du 7 mars 2017

Le syndicat CGT du Centre Hospitalier d’Avignon organise le 7 mars 2017 (journée d’action des secteurs de la santé, de l’action sociale et de la protection sociale, des services publics) la diffusion du film :

« La Sociale » à 18 heures salle goubert au Centre Hospitalier d’Avignon

Cette diffusion sera suivie d’un débat animé par Patrick Bourdillon, responsable de la Fédération CGT de la Santé et de l’Action Sociale en charge des questions de protection sociale et de politique de santé, membre de la commission confédérale Protection Sociale.

Le rôle essentiel de la protection sociale dans les grands équilibres sociétaux et les conséquences directes pour l’offre de soins et d’action sociale seront abordés durant cette soirée.

 

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La CGT : Première organisation syndicale.

Avignon, le 6 février 2017

La CGT remercie les salariés qui lui ont fait confiance lors des élections professionnelles dans les Très Petites Entreprises (TPE = moins de 11 salariés) en la plaçant largement en tête.

Avec 25.12 % des voix La CGT est loin devant la CFDT (15.49%) et FO (13.01 %).

La CGT est première organisation syndicale au Centre Hospitalier d’Avignon, première dans le Vaucluse et première en France.

Cette confiance nous donne la responsabilité de poursuivre notre action dans le respect des revendications des agents et de nos repaires revendicatifs que nous portons quotidiennement.

Notre ligne de conduite est claire et nous la portons haut et fort.

Loin des renoncements ou des compromissions nous portons au Centre Hospitalier d’Avignon un syndicalisme de transformation de la société et une intégrité sans failles.

LA CGT ET FO ONT DECIDE DE BOYCOTTER LE CTE DU 24 JANVIER 2017


Avignon, le 24 janvier 2017

 Les plans d’austérité et les mesures d’économies qui dégradent les conditions de travail ne cessent de mettre à mal le CH Avignon.

Une nouvelle fois, la Direction présente sans concertation des sujets qui seront structurants pour l’avenir de notre établissement.

–  Nous ne pouvons pas cautionner de voir discuter le projet médical de territoire qui va déterminer le cadastre de l’offre de soins en Vaucluse avant que nous ayons obtenu la réponse aux conséquences et réalités du Contrat de Retour à l’Equilibre Financier (CREF) que nous subissons depuis 3 ans et qui implique la fermeture de lits et la suppression de 120 postes.

–  Nous n’acceptons pas de voir traiter le passage en 12 heures en hémodialyse comme s’il s’agissait d’une évolution favorable pour les agents et les patients, sans projet et contenu concrets.

Nous attendons toujours le bilan d’étape qui doit être présenté par la direction !

Le projet médical est une partie de la « loi santé » et du « Groupement Hospitalier de Territoire » (GHT) du Vaucluse que nous condamnons fortement.

Ce sont des lits d’hospitalisation en moins et des postes supprimés encore. En cette période d’épidémie de grippe, alors que nous manquons de capacité pour accueillir les patients c’est au contraire des lits et des effectifs supplémentaires qui sont nécessaires.

Nous prendrons nos responsabilités là ou d’autres se résignent et ne laisserons pas au Directeur le loisir d’aggraver la situation en éludant le dialogue social.

L’épuisement des personnels est de plus en plus perceptible et la colère ne cesse de grandir chez les agents.

CETTE COLERE S’EXPRIMERA LE 7 MARS 2017 PAR LA GREVE ET LA MANIFESTATION A L’APPEL DE L’INTERSYNDICALE CGT, FO ET SUD PARTOUT EN FRANCE

Journée d’action du 29 novembre 2016

Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carreAvignon, le 24 Novembre 2016

CAMARADES, SALARIE-ES ET OPPRIME-ES DE L’HOPITAL PUBLIC

Le mardi 29 Novembre sera une journée d’action à l’appel des fédérations CGT, FSU et Solidaires à l’occasion de l’anniversaire des 70 ans du statut des fonctions publiques (Etat, territoriaux, Hospitalier).

Les revendications sur la nécessité d’augmenter les salaires, de moderniser nos statuts, de supprimer la précarité de l’emploi, la formation, d’embaucher pour assurer l’amélioration de nos conditions de travail, d’améliorer la qualité de soins et d’exercice sont autant de motif qui ont conduit la CGT du centre hospitalier d’Avignon de relayer cet appel.

Au vu du nombre de grévistes pour l’action du 8 novembre, nous proposons de constituer ce jour-là « le mur de la colère » d’autant que se tiendra un énième CTE où seront abordées de nouvelles restructurations de service.

Sur ce mur, les salarié-es pourront exprimer leur colère, leurs exigences !!!!

Des banderoles seront installées devant les vestiaires, un café gourmand solidaire et revendicatif sera offert.

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LA DIRECTION SE MOQUE DU DIALOGUE SOCIAL, SE MOQUE DES AGENTS !!!!

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Ce jeudi 10 Novembre devait se tenir un  Comité Technique d’Etablissement concernant :

  • La restructuration des services de la tour B

  • L’extension du court séjour gériatrique

Les organisations syndicales CGT, FO et CFDT ont reçu une note de service le mardi 8 novembre, signée du directeur, qui valide ces  restructurations.

Nous ne pouvons plus tolérer ce déni de démocratie et la remise en cause permanente du dialogue social.

Le CTE, même s’il n’est que consultatif, est la dernière instance où les personnels ont le droit d’expression via leurs représentants élus.

La CGT, FO et la CFDT vont saisir l’inspection du travail et demander un rendez-vous en urgence auprès de l’ARS à Marseille pour parler de la situation de plus en plus alarmante de l’hôpital d’Avignon.

Nous espérons que cette situation ne perdurera pas.

Un dialogue social de qualité est l’assurance d’un hôpital serein qui prend en compte les considérations et avis des agents. Nos conditions de travail et notre bien-être à l’hôpital en découlent.

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Mobilisation réussie le 8 novembre 2016

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Ce 8 novembre, le rassemblement au C.H. AVIGNON suivi d’une opération escargot en direction du C.H. MONTFAVET, à l’appel de l’intersyndicale,  a été une réussite.

Merci à tous les camarades de la santé, de l’action sociale, ainsi que ceux venus de l’interpro. Certain(e)s ont fait de la route pour se rassembler ainsi à Avignon.

TOUS ENSEMBLES, MOBILISONS NOUS POUR FAIRE EVOLUER FAVORABLEMENT LE P.L.F.S.S.

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Prise de parole 08.11.2016

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Mobilisation du 8 novembre 2016

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La CGT du Centre Hospitalier d’Avignon organise un rassemblement le 8 novembre 2016 à 9h devant le centre hospitalier d’avignon pour dénoncer le projet de loi de financement de la sécurité sociale et la mise en place des groupements hospitaliers de territoire dans le vaucluse qui engendrent des conditions de travail désastreuses pour le personnel.

Le personnel et les usagers sont appelés à participer à ce mouvement.

Le syndicat CGT de Montfavet se joint à nous ce 8 novembre à 9h et les syndicats CGT du Vaucluse appellent à l’action devant le Centre Hospitalier d’Avignon.

Soyons nombreuses et nombreux à exiger une autre politique de santé qui réponde aux besoins, pas aux injonctions d’austérité.

 

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CONDITIONS DE TRAVAIL : OU EST NOTRE LIMITE ?

  • Logo.CGT.CHA.Resized.Tout.Petit.carreLes décisions politiques d’économies dans le domaine de la santé entrainent des conditions de travail de plus en plus désastreuses pour des personnels de plus en plus épuisé-e-s.
    De l’épuisement professionnel à l’effondrement professionnel, il y a qu’un pas.
    Les récents suicides dans nos professions démontrent  dramatiquement le mal être que certains pensent insurmontable. Il est hors de question de faire de ces suicides un exemple où une
    récupération malvenue mais plutôt, par respect pour ces professionnel-le-s et leur famille, le point de départ d’une réflexion profonde sur nos conditions de travail.
    Pour la CGT, cette analyse doit être collective. Ensemble, directeurs, encadrants, médecins, soignants, techniques, administratifs nous devons lutter contre le fatalisme individuel ou catégoriel
    et penser et vouloir l’hôpital de demain.
    Aujourd’hui nos conditions de travail ce sont :

    – Des journées de travail intenses avec des effectifs réduits,
    – Des Comptes-épargne temps qui explosent : une charge de travail accrue et le volume d’heures supplémentaires qui va avec, un nombre croissant de congés ou de récupération non pris, les retours sur repos, les appels au domicile…
    – L’impossibilité de respecter un week-end sur 2 de repos règlementaire par manque d’effectifs,
    – Des salaires déconnectés de la reconnaissance de nos qualifications, des actes que nous prodiguons et des risques qu’ils induisent,
    – L’appauvrissement des plages de réflexion collectives sur le contenu professionnel qui veut nous orienter vers une conception  productiviste et marchande du «prendre soin»,
    – La complexité du travail augmentée avec la polyvalence qui risque d’être accrue avec la mise en place des GHT, la suppléance et les glissements de tâches,
    – De plus en plus de difficultés de concilier vie professionnelle /vie personnelle,
    – La pression temporelle avec des horaires atypiques, le travail de nuit, en 3/8 ou 2/12, en 5/8.
    – Le travail en 12 heures imposé pour faire des économies de personnel,
    – Le sentiment de ne pas avoir assez de temps pour faire son travail,
    – Une perte d’autonomie et des marges de manœuvres réduites, des procédures qui se suivent et qui peuvent aller à l’encontre d’un travail efficace, au plus près du travail réel,
    – Des fusions, des mutualisations qui sont rarement travaillées en amont avec les personnels concernés les laissent dans une incertitude, voire une angoisse de leur devenir professionnel,

Tout ceci favorise l’augmentation des conflits de valeur qui est une dimension très importante dans notre secteur, avec le sentiment de mal faire son travail. Le travail empêché tant quantitatif que qualitatif est la cause principale de découragement des personnels.

Nous devons remettre la notion de qualité des soins et de la
satisfaction du travail bien fait au cœur de nos professions !

 

Propositions immédiates locales
  •  Arrêt immédiat du CREF (suppression de 130
    postes) dans notre hôpital,
  •  Augmentation de la masse salariale à hauteur de
    la moyenne nationale (62% à Avignon, 66%
    national) cela représente 250 postes,
  •  Titularisation de tous les emplois précaires,
  •  Arrêt de la prolifération des 12h dans un but
    d’économies de personnels,
  •  Respect de la règlementation sur les repos du
    dimanche,
  •  Renforcement des pools de remplacement,
  •  Création de pool court et long pour réduire les
    frais de remplacements,
  •  Ouverture pérennisée de l’unité saisonnière de
    gériatrie.
Propositions à moyen et long terme locales
  • Une réflexion pluridisciplinaire sur la qualité des soins,
  • Mise en place d’analyse de pratiques,
    professionnelles dans tous les services,
  •  Une vraie réflexion sur le temps et les
    organisations de travail dans le respect de la
    règlementation,
  •  Une réflexion sur les temps de relève qui sont
    mis à mal dans les services,
  •  Agrandissement de la crèche et augmentation du
    nombre de places pour les personnels,
  •  La signature d’un protocole d’accord local sur
    l’égalité professionnelle femme/homme,
  •  La prise en considération des risques psycho-
    sociaux.
Propositions à moyen et long terme nationales
  •  La reconnaissance de la pénibilité,
  •  Supprimer la taxe sur les salaires qui permettrait de créer 75 000 emplois dans les hôpitaux publics sans toucher aux « grands équilibres »,
  •  Abrogation des ordres professionnels,
  •  Abrogation des lois HPST et santé,
  •  Une réflexion sur l’offre de soins faite à la population,
  •  La récupération des spécialités lucratives par le public.

Nous ne voulons plus de félicitations ou de condoléances, nous voulons du concret, et cela passe par la création d’emplois.

L’ensemble des personnels hospitaliers est en souffrance

La satisfaction des revendications ne peut passer que par des luttes convergentes pour exiger du gouvernement qu’il prenne en compte la dégradation de notre système de santé qui est douloureusement vécue, tant par les professionnels que par la population.
Ce sont ces exigences que la CGT portera le 8 novembre 2016 par la grève et la manifestation partout en France pour dire qu’une autre politique de santé et d’action sociale est possible.

Appel à rassemblement des personnels 9h devant le
Centre Hospitalier d’Avignon
A 11h : Opération escargot jusqu’au CH Montfavet pour un pique-nique de lutte

 

Tous.Dans.La.Rue.Avec.LA.CGT CGTSSO_une_force_a_vos_cotes.jpg grande taille

MEDECINS HOSPITALIERS : QUELLE ATTRACTIVITE POUR L’HÔPITAL PUBLIC ?

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Les décisions ministérielles d’économies dans le domaine de la santé entrainent des conditions de travail de plus en plus désastreuses pour des médecins de plus en plus épuisé-e-s.

Comment alors rester attractif et répondre aux besoins de recrutements dans les hôpitaux ?

La crise de recrutement des médecins dans un nombre croissant de spécialités, couplée à des prévisions de départ en retraite massifs, font craindre le pire dans les hôpitaux publics.

En effet, aujourd’hui l’accès aux soins devient de plus en plus difficile pour de nombreux patients avec la disparition de certaines activités, en particulier dans les hôpitaux de proximité, du fait de l’incapacité des établissements à recruter faute de médecins disponibles et/ou souhaitant y exercer.

Des services essentiels qu’il est inenvisageable de fermer, comme les urgences, n’ont pu assurer ces derniers mois la continuité du service public qu’au prix de « bricolages » qui ne pourront pas durer très longtemps.

Le pire est à craindre dès cet hiver, sans parler de l’été prochain.

Face à cette situation, la colère est grande chez les praticiens du fait de l’incurie des pouvoirs publics, dont le seul objectif est l’équilibre des comptes de la sécurité sociale au mépris de la réponse aux besoins des populations.

Des mesures immédiates, à moyen et à long terme sont nécessaires. Elles ne peuvent pas être limitées à l’aménagement du temps de travail. La CGT a avancé des propositions depuis des années. Plusieurs rapports récents, dont le rapport Le Menn, ont insisté sur l’urgence de la situation et ont proposé des solutions dont certaines peuvent être mises en œuvre immédiatement.

Encore faudrait-il une volonté politique de la Ministre de la santé pour bousculer certains lobbies et le déblocage de moyens supplémentaires alors qu’est imposé à l’hôpital public un plan d’économie de 3 milliards qui va aggraver la

Propositions immédiates

  • Mise en place d’un statut unique de médecin hospitalier, permettant un passage rapide du concours et une titularisation ; suppression des statuts précaires.
  • Définition claire du temps de travail des médecins en s’appuyant sur la réglementation européenne et l’accord signé avec les urgentistes qui peut être étendu à d’autres spécialités, notamment celles à forte contrainte en termes de permanences des soins. Pour les autres services, le temps de travail doit être mesurable et encadré, pour permettre une visibilité sur les besoins en effectifs médicaux.
  • Reconnaissance et valorisation des activités non cliniques
  • Reconnaissance et compensation de toutes les formes de pénibilité
  • Reconnaissance des heures supplémentaires payées et récupérées au choix du praticien.
  • Identification des postes prioritaires par les ARS avec mise en place de programmes de recrutement pour renforcer et compléter les équipes médicales en difficulté.
  • Démocratisation de la vie hospitalière avec droit de veto des équipes sur la nomination des chefs de service et des chefs de pôle.
  • Protection fonctionnelle des praticiens en situation de conflit ou de harcèlement.

    Propositions à moyen terme

    • Définition des besoins régionaux en nombre de postes par les ARS et contractualisation avec les facultés de médecine sur la répartition des internes par spécialité avec un plan pluri-annuel pour pourvoir les postes vacants.
    • Mise en place de structures de médecine ambulatoire, en lien avec les hôpitaux, pour permettre un accès au soin gradué et adapté des patients, évitant un recours par défaut et inadapté à l’hôpital, notamment aux urgences.
    • Réforme du mode de choix et de formation permettant un changement de spécialité en cours de carrière.

      Propositions à long terme

      • Suppression du numerus clausus.
      • Formation d’un plus grand nombre de généralistes.
      • Régulation de l’installation des médecins.
      • Modification du mode d’exercice et de rémunération permettant un exercice mixte ville/hôpital sous un mode salarié ou de rémunération forfaitisé (donc suppression de la rémunération à l’acte et de la T2A à l’hôpital).
      • Démocratisation du système tant au niveau des ARS et des structures hospitalières avec mise en place de structures élues ayant un pouvoir décisionnel et un droit de veto.

L’ensemble des personnels hospitaliers est actuellement en souffrance, comme le montre dramatiquement la multiplication des suicides. La satisfaction des revendications catégorielles ne peut passer que par des luttes convergentes pour exiger du gouvernement qu’il prenne en compte la dégradation de notre système de santé qui est douloureusement vécue, tant par les professionnels que par la population.

Ce sont ces exigences que la CGT portera le 8 novembre 2016 par la grève et la manifestation partout en France pour dire qu’une autre politique de santé et d’action sociale est possible.

Appel à rassemblement des personnels 9h devant le

Centre Hospitalier d’Avignon

A 11h : Opération escargot jusqu’au CH Montfavet pour un pique-nique de lutte

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IL Y A URGENCE POUR LES SERVICES D’URGENCES

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Le service des urgences du Centre Hospitalier d’Avignon a connu récemment une crise sans précédent. Treize médecins urgentistes ont choisi de remettre leur démission en signe de protestation face à des problèmes de gouvernance accentués par des conditions d’exercice déplorables.
Pour la CGT, cette crise était largement prévisible et nous dénonçons la situation depuis longtemps.
Depuis plusieurs années, les services d’urgences souffrent de l’absence de mesures des pouvoirs publics et du désengagement de la médecine de ville dans la permanence des soins.
Les urgences restent le dernier recours pour une grande partie de la population.
L’absence de renfort en personnel médical lié à l’augmentation de l’activité (+6 % par an) conduit inexorablement à des tensions.
Ces démissions en sont la preuve et la CGT s’inquiète que cela se reproduise.
La gouvernance du Centre Hospitalier d’Avignon n’a eu d’autre choix que de céder aux demandes des médecins démissionnaires afin de maintenir l’activité aux Urgences d’Avignon et de préserver le service public.
Mais pour combien de temps?
Sans renfort en personnel dans les hôpitaux et sans politique de développement de la médecine de ville avec une possibilité d’accès aux soins pérennisée, la situation des urgences et notamment celle de l’hôpital d’Avignon continuera de se dégrader aux détriments de la population.
La CGT du centre hospitalier d’Avignon se félicite de cette sortie de crise mais maintient son inquiétude face à la politique de l’autruche prônée par les pouvoirs publics sur les questions de financement, d’offre et d’organisation des soins.

 

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PLUS D’ARGENT POUR LA SÉCU, PLUS D’ARGENT POUR LES HOPITAUX

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Loi santé, Loi de financement de la sécu : ne laissons pas la destruction de la santé et de l’action sociale se poursuivre.

 

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2017 (PLFSS 2017) est présenté au parlement jusqu’au 20 novembre 2016.

 Le compte n’y est pas et ce sont à nouveau des moyens qui vont être enlevés au financement de la Santé et de l’Action Sociale en France.

 La logique d’austérité budgétaire se poursuit et ce sont les agents hospitaliers, les professionnels de santé et d’action sociale qui paient le prix fort de dégradation des conditions de travail, de diminution d’effectifs et d’impossibilité de fournir des conditions normales de prise en charge aux patients et aux usagers.

 Le gouvernement prévoit d’augmenter beaucoup plus l’enveloppe budgétaire des soins de ville libéraux que celle accordée à l’hôpital public.

 Deux points d’augmentation de l’Objectif National de Dépenses de l’Assurance Maladie (ONDAM) n’est pas suffisant pour maintenir l’augmentation naturelle des salaires (grades, échelons) et l’effectif actuel d’agent hospitalier alors que l’activité croît.

Il faudrait un ONDAM au moins à 5 % pour rattraper le gel des salaires et absorber les nécessaires embauches pour faire fonctionner nos établissements.

 Des solutions simples existent pour financer immédiatement les hôpitaux sans toucher aux « grands équilibres » du budget de l’Etat :

 – suppression de la taxe sur les salaires (13,6 % du montant des salaires, comme pour les cliniques et les entreprises privées), (les salaires représentent 66 % du budget des établissements publics de santé).

Cela permettrait de créer 75 000 emplois dans les hôpitaux publics

– récupération de la TVA pour les investissements (comme pour les cliniques et toutes les entreprises privées), 20 % sur tous les investissements (taux de TVA).

Cela permettrait une modernisation sans précédent des hôpitaux sans pour autant augmenter la dette de ceux-ci.

Nous demandons un plan d’urgence de sauvegarde des hôpitaux, l’effacement de la dette et un grand plan de sortie de tous les emprunts toxiques à coût 0 pour tous les hôpitaux concernés.

 Faire croire à l’équilibre des comptes de la Sécu alors que le déficit est reporté sur les établissements relève du mensonge éhonté. Nous exigeons une vraie prise en compte des besoins de Santé et d’Action sociale de la population et les moyens afin de mener à bien nos missions de service public.

Nous demandons le retrait immédiat du projet de loi de la mesure visant à ponctionner 300 millions d’euros à l’ANFH (Art 3 et 53 du PLFSS), ce qui portera grandement atteinte aux plans de formation et réduira considérablement les départs en promotion professionnelle. Cette mesure vise à faire financer par l’argent des personnels le trou de la Sécurité sociale !

 Des soins de qualité, de proximité, accessibles sont un bien commun que nous devons protéger et développer. Nous faisons nôtre les paroles d’Ambroise Croizat (Membre du Conseil National de la Résistance) à la création de la Sécu en 1945 : « chacun cotise en fonction de ses moyens et en bénéficie en  fonction de ses besoins ».

 Chacun doit avoir accès aux soins partout sur le territoire, dans un service public de santé, sans sélection par l’argent et par le lieu de résidence.

POUR UN GRAND SERVICE PUBLIC DE QUALITE LA CGT EXIGE :

  • Abrogation de la Loi HPST ;
  • Abrogation de la Loi santé ;
  • Abandon de la «territorialisation» de l’offre de soins, des GHT et des restructurations ;
  • Arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes ;
  • Fin des enveloppes limitatives et abandon du plan ONDAM triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux;
  • L’octroi des moyens budgétaires pour permettre aux établissements sanitaires, médico-sociaux et sociaux d’assurer leur mission de service public, d’investir, d’embaucher et de titulariser nos collègues contractuels ;
  • Abrogation des ordres professionnels ;
  • Ouverture de vraies négociations sur les carrières et les grilles indiciaires ;
  • Un plan ambitieux de formation initiale et continue ;
  • La préservation et le développement d’un service public républicain de Santé et d’action sociale sur l’ensemble du territoire garant d’une réelle égalité d’accès aux soins ;
  • Non au hold-up sur les fonds de Formation financés par le salaire différé (150 millions en 2016 et 150 millions en 2017, qui constituent les fonds de réserve de l’ANFH). Nous demandons le retrait immédiat des articles 3 et 53 du projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2017 ;
  • la titularisation et la résorption des emplois précaires ;
  • L’amélioration des conditions de travail et de vie, le respect des droits et libertés ;
  • Un régime de retraite prenant en compte nos spécificités ;
  • La défense et maintien des avantages acquis statutaires, conventionnels et locaux, etc…

Ce sont ces exigences que la CGT portera le 8 novembre 2016 par la grève et la manifestation partout en France pour dire qu’une autre politique de santé et d’action sociale est possible.

 

Appel à rassemblement des personnels 9h devant le Centre Hospitalier d’Avignon

A 11h : Opération escargot jusqu’au CH Montfavet pour un pique-nique de lutte

 

 

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